La Rive Coopérative

Qu’est-ce qu’un·e sociétaire ?

Être sociétaire, c’est faire partie de la coopérative, avec un statut adapté à son niveau d’engagement.
Cela implique d’avoir acquis des parts sociales et de participer, à sa manière, à la vie et aux décisions de la coopérative.

Pourquoi devenir sociétaire ?

Devenir sociétaire, c’est s’impliquer à sa manière dans le développement et évolution de la coopérative. C’est contribuer à faire vivre le lieu, en proposant, animant, soutenant ou finançant des projets collectifs.

Être sociétaire c’est aussi venir séjourner sur place, participer à des formations ou à des résidences et utiliser ses espaces pour créer, expérimenter et partager avec d’autres. C’est une manière concrète de s’engager dans un projet commun, vivant et ouvert.

Qui peut devenir sociétaire ?

Toute personne peut devenir sociétaire, en fonction de son projet, de ses envies d’investissement (humain ou financier), et de la capacité d’accueil de la coopérative.

Conformément aux statuts, un processus d’intégration est prévu afin de prendre le temps de se rencontrer, de découvrir l’organisation de la coopérative et la vie sur le lieu.

Quelle serait la bonne formule d’engagement pour moi ?

Je souhaite m’impliquer activement dans la construction du projet, participer aux décisions et prendre part à la gouvernance au quotidien :
le statut d’œuvrièr·e est fait pour toi. C’est un engagement fort, au cœur du fonctionnement de la coopérative.

Je souhaite soutenir le projet sans être impliqué·e au quotidien, venir séjourner ponctuellement, participer à des événements et contribuer aux grandes orientations :
le statut de contributeur·ice permet un engagement plus souple.

Je souhaite vivre sur le lieu, m’y installer durablement et participer à la vie collective :
tu peux devenir habitant·e. Ce statut concerne les personnes qui font du lieu leur espace de vie principal.

Je souhaite développer une activité professionnelle, artistique, culturelle ou sociale au sein de la coopérative, en utilisant des espaces dédiés et en prenant part à la dynamique du lieu :
le statut de porteur·euse d’activité correspond à cette envie.

Quelles sont les étapes pour devenir sociétaire ?

Les étapes sont simples :

  1. Entrer en contact avec l’équipe en envoyant un mail à contact@larivecoop.fr OU et échanger lors des réunions d’information collectives CLIQUER POUR S’INSCRIRE
  2. Formuler ton envie et tes projections avec un.e référent.e intégration du collectif. 
  3. Selon ton statut (habitant.e ; œuvrièr·e ; porteur.euse d’activités) : commencer un processus d’intégration afin de participer à des moments conviviaux pour rencontrer le collectif, commencer à t’investir sur les sujets de la gouvernance, co-creer ton projet…

Quels sont les engagements des sociétaires ?

Chaque sociétaire s’engage à :

  • respecter les valeurs, les statuts et le règlement intérieur de la coopérative ;
  • participer, selon ses possibilités et son statut, à la vie démocratique du projet (Assemblée générale, réflexions, votes) ;

Les engagements concrets peuvent varier selon le statut de sociétaire.

Que se passe-t-il si je souhaite quitter la coopérative ?

Il suffit d’en informer le Cercle de Coordination, qui prendra acte de cette décision.
Les démarches de revente des parts sociales seront alors engagées.
La coopérative remboursera la valeur des parts sociales le plus rapidement possible et dans un délai maximal de 5 ans, conformément aux statuts et au contrat d’apport en capital.

Y a-t-il un nombre maximal de sociétaires ?

Aucune limite chiffrée n’a été fixée concernant le nombre de sociétaires. Toutefois, le Cercle de Coordination est garant de la cohérence des admissions, en tenant compte des capacités d’accueil de la Coopérative et de l’équilibre du projet. L’objectif est de permettre un développement sain, respectueux du lieu, du collectif et de son fonctionnement.

Qu’est-ce qu’un processus d’intégration ?

Le processus d’intégration est un cadre, entre les membres de la Coopérative et les personnes aspirantes à y entrer, qui permet la rencontre, la découverte et l’assimilation progressive du fonctionnement de la SCIC dans le but de l’intégrer. L’intégration demande du temps et de la disponibilité, car elle repose sur la rencontre et la confiance mutuelle.

Comment fonctionne la gouvernance de la coopérative ?

Nous avons choisi une gouvernance organique de type holacratique car elle repose sur une organisation vivante, évolutive et collaborative sans hiérarchie de pouvoir, dans lequel les rôles sont distribués, clairement définis et souverains dans leur périmètre.

  • Implication de chacun.e grâce à des rôles clairs et autonomes.
  • Adaptabilité : l’organisation évolue facilement selon les besoins du projet.
  • Transparence des processus décisionnels.
  • Efficacité : les décisions collectives sont prises uniquement quand elles impactent largement le projet, sur des sujets qui nous concernent toutes et tous.

Ce sont les personnes au statut d’œuvrièr·e, et certains habitants et porteur·euses d’activités qui peuvent être engagés dans la gouvernance.

Quelles sont les instances de gouvernance de la coopérative ?

  1. Assemblée Générale
    C’est l’instance de décision principale de la coopérative. Elle réunit l’ensemble des sociétaires et valide les grandes orientations du projet ainsi que les décisions importantes.
  2. Assemblée des Habitant·es
    Cette assemblée concerne la vie sur place : logements, fonctionnement quotidien et gouvernance de l’habitat participatif. Elle réunit uniquement les habitant·es.
  3. Cercle de Coordination (Le Conseil Administratif)
    Le Cercle de Coordination est chargé de la gestion courante de la coopérative. Élu par l’Assemblée Générale, il coordonne les actions et met en œuvre les décisions collectives. 
  4. Assemblée Opérationnelle 

Rassemble l’ensemble des personnes engagées par un rôle dans la gouvernance. Élit la Cercle de Coordination et le/la président.e.

Sur quels principes repose la gouvernance ?

La gouvernance de la coopérative repose sur des pratiques et des valeurs qui favorisent l’écoute, la coopération et l’intelligence collective. Elle s’appuie notamment sur l’holacratie, la communication non violente (CNV), la facilitation, la décision par consentement et l’élection sans candidat·e.

Qu’est-ce qu’un·e œuvrièr·e ?

Un·e œuvrièr·e est un·e sociétaire coopérateur·ice impliqué·e dans la gouvernance de la coopérative. Cette implication peut prendre des formes variées : participation aux dynamiques humaines, contribution aux activités de construction, ou encore appui à la gestion du projet. Les modalités d’engagement sont définies collectivement, en fonction des besoins du moment et des envies de chacun·e.

Être œuvrièr·e, c’est s’engager à prendre part à la gouvernance en incarnant un rôle, contribuer au projet à distance ou sur place, et détenir au moins une part sociale.

Un·e œuvrièr·e peut séjourner sur place au même titre que l’ensemble des sociétaires. Il·elle dispose d’une voix en Assemblée Générale, à l’Assemblée Opérationnelle et peut être élu·e au Cercle de Coordination.

Comment se déroule le processus d’intégration d’un·e œuvrièr·e ?

Le processus d’intégration dure plus ou moins trois mois. Cette période permet de découvrir la gouvernance de la coopérative, de participer à des rencontres et à des week-ends collectifs, et de se familiariser avec les valeurs et les modes de fonctionnement du projet et s’implique concrètement en étant soutien d’un rôle.

Quel niveau d’implication est attendu pour rejoindre la gouvernance ?

Il n’existe pas, à ce stade, de quantification stricte du temps d’implication demandé. En revanche, prendre part à la gouvernance implique un engagement réel, en temps, en énergie et en présence. Chaque rôle au sein de la Coopérative est pensé pour être « incarné », c’est-à-dire assumé de manière active, responsable et suivie.

Accueillir une nouvelle personne représente également un investissement pour le collectif : cela mobilise du temps, de l’attention et de l’énergie de la part des membres déjà engagés. C’est pourquoi nous veillons à accueillir des personnes disponibles, motivées et en accord avec les valeurs du projet.

Comment devient-on membre du Cercle de Coordination ?

Les membres du Cercle de coordination sont élu·es par l’Assemblée Opérationnelle (AO).

Ce sont tous.tes des œuvrier.es qui ont terminé leur processus d’intégration. Faire partie du CC demande une bonne connaissance de la Coopérative et une forte implication personnelle.

Quelle est la durée des mandats, et comment sont-ils renouvelés ?

Les mandats sont d’un an. Les élections se font sans candidat·e, selon les principes de la gouvernance partagée. Une première piste envisagée est de définir des mandats d’un an.

Chaque rôle intègre une mission d’archivage et de transmission afin d’éviter toute situation d’irremplaçabilité. La transmission des savoirs, des outils et de l’expérience est essentielle pour assurer la continuité et la robustesse du collectif.

Comment sont prises les décisions importantes ?

Les décisions importantes — comme la définition d’un loyer différencié, la répartition des rôles ou des responsabilités — sont prises collectivement. Elles reposent sur la décision par consentement, c’est-à-dire en l’absence d’objection argumentée.

Le Cercle de Coordination (CC) dispose des pouvoirs délégués par l’Assemblée Opérationnelle (AO) et gère les décisions du quotidien ainsi que les aspects techniques. L’Assemblée Générale se prononce sur les grandes orientations et les décisions de fond, ou celles nécessitant une adhésion large.

Chaque sociétaire a-t-il le même poids dans les décisions ?

Oui. Chaque sociétaire dispose d’une voix et participe aux décisions selon les mêmes principes, indépendamment de son rôle ou de son apport, en Assemblée Générale et/ou dans les instances liées à son statut.

Selon la nature des décisions, un quorum est instauré afin de garantir une représentation équilibrée des voix entre les différents statuts, en tenant compte de l’impact que la décision pourrait avoir sur chacun d’eux.

Comment la transparence est-elle assurée ?

La transparence est un pilier de notre fonctionnement. Les réunions du Cercle de Coordination (CC) sont ouvertes en observation à tou·tes les œuvrièr·es (dans un cadre encadré afin d’éviter des réunions trop longues), les comptes rendus de toutes les réunions sont partagés.

Comment sont gérés les désaccords et les conflits ?

Par la communication et l’écoute. Nous faisons de la parole partagée et de l’écoute active des piliers de notre vie collective. Les désaccords et les conflits sont accueillis comme des occasions d’apprentissage, de compréhension et de croissance commune. Notamment les cercles de paroles sont des espaces d’échanges libres pour se re-connecter.
Lorsqu’ils apparaissent, la coopérative privilégie une approche bienveillante et transparente en amenant le sujet au cœur d’une réunion dans un cadre d’écoute et de respect dans le but de trouver une médiation possible.

L’ensemble des œuvrièr·es, des habitant·es et des porteur·euses d’activité pourra suivre une formation collective en communication non violente (CNV). Nous souhaitons également être accompagné·es par des structures externes afin de poursuivre notre formation et de créer des espaces de réflexion encadrés, au service de la qualité des relations et du fonctionnement collectif.

Quel est le rôle des cercles de parole ?

Les cercles de parole occupent une place centrale dans la vie du collectif.
Ils permettent de verbaliser des émotions et des tensions, l’écoute sans jugement et de prévenir des conflits. Ces moments d’expression sincère font souvent gagner du temps ensuite dans l’opérationnel car ils renforcent la confiance. Le rôle “soin du collectif” est incarné afin de veiller aux potentiels conflits et est à l’écoute du bien être du groupe.

Qu’est-ce qu’une SCIC ?

Une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) est une forme de coopérative qui réunit, autour d’un même projet, des acteurs aux profils différents.

Elle repose sur plusieurs principes clés :

  • Un multisociétariat. La SCIC rassemble au minimum 3 catégories de sociétaires parmi : les salarié·e·s, les bénéficiaires (usager·e·s, habitant·e·s…), des bénévoles, des collectivités publiques, ou toute autre personne physique ou morale souhaitant soutenir le projet.
  • Une gouvernance démocratique : chaque sociétaire participe aux décisions importantes selon le principe une personne = une voix, indépendamment du nombre de parts détenues. 
  • Une finalité d’intérêt collectif. La SCIC poursuit un objectif d’utilité sociale au service du territoire et de la communauté.
  • Des bénéfices en grande partie réinvestis. La loi impose qu’une part importante des excédents soit mise en réserve pour développer le projet, plutôt que d’être distribuée aux sociétaires.

En résumé, c’est un modèle qui permet à des acteurs divers (habitant·e·s, salarié·e·s, collectivités, entreprises…) de devenir collectivement propriétaires et décideurs·euses d’un projet d’intérêt général, comme c’est le cas pour La Rive.

Pourquoi avoir choisi ce statut juridique ?

Ce statut a été choisi pour :

  • garantir une gouvernance partagée et inclusive,
  • protéger le lieu de toute logique spéculative,
  • permettre l’évolution du projet dans le temps tout en conservant ses valeurs,
  • offrir un cadre juridique souple, adapté à des activités multiples (habitat, accueil, ateliers, événements).

La coopérative est-elle à but lucratif ?

La coopérative n’a pas pour objectif la recherche de profit individuel. Les éventuels bénéfices sont réinvestis dans le projet, au service du lieu, de ses activités et de l’intérêt collectif, conformément aux principes coopératifs.

Comment le projet est-il financé ?

À ce stade du projet, les fonds d’investissement prévisionnels reposent sur plusieurs sources complémentaires.

Environ 600 000 € de capitaux propres sont apportés par les habitant·es, les œuvrièr·es et les contributeur.ices réparties entre parts sociales et Comptes Courants d’Associé (CCA) à 0 %.

La coopérative a souscrit un prêt de 200 000 €, remboursable sur 10 ans, avec un taux d’intérêt compris entre 1,5 % et 2 %, accordé par la Coopérative Oasis.

Enfin, des subventions vont être sollicitées. À titre d’exemple, la Région Auvergne–Rhône-Alpes peut proposer une aide allant jusqu’à 30 % des dépenses, dans la limite de 250 000 €, dans le cadre du soutien aux hébergements touristiques. Des dispositifs européens, comme le programme LEADER / Erasmus+, peuvent également soutenir des projets de développement touristique ou culturel, à hauteur pouvant aller jusqu’à 200 000 €.

Ces éléments constituent une base de travail appelée à évoluer en fonction des opportunités, des partenariats et de l’avancement du projet.

Quelles sont les sources de revenus de la coopérative ?

Les ressources financières de la coopérative proviennent de plusieurs sources. Elles incluent les redevances versées par les habitant·es, la location d’espaces de travail comme les ateliers, des espaces de co-working ou la salle polyvalente, ainsi que l’accueil de personnes extérieures via le gîte et le camping.

La coopérative génère également des revenus grâce à la privatisation d’espaces pour des formations, des résidences ou d’autres événements. À cela peuvent s’ajouter des sources complémentaires, comme le mécénat, les subventions d’appels à projets ou des partenariats avec des acteurs locaux.

Quelles sont les différentes catégories de sociétaires ?

Chaque catégorie est définie par des règles précises — droits, devoirs et périmètre de décision — inscrites dans les statuts et précisées dans le règlement intérieur, afin de garantir transparence, équité et sécurité juridique. Chaque sociétaire dispose d’une voix à l’Assemblée Générale (AG). 

Les habitant·es vivent sur place de façon permanente. Ils et elles versent une redevance mensuelle (équivalente à un loyer) qui permet de rembourser l’emprunt, de couvrir les charges, d’entretenir les lieux et de constituer des réserves pour la coopérative. Les habitant·es peuvent prendre un rôle dans la gouvernance organique et disposent d’une voix à l’Assemblée des Habitant·es (AH).

Les œuvrièr·es regroupent les personnes physiques ou morales qui participent à la construction, à la gestion, à l’organisation ou à l’animation du lieu. Ils et elles incarnent un rôle dans la gouvernance organique et détiennent des parts sociale de catégorie O.

Les porteur·euses d’activité sont des personnes physiques ou morales développant une activité économique, sociale et/ou culturelle au sein de la coopérative. Ils et elles utilisent un espace dédié, privatif ou partagé, et détiennent des parts sociales de catégorie P.

Les contributeur·ices sont des personnes physiques ou morales qui soutiennent le projet par un apport financier et/ou une contribution active, sans participer à la gouvernance organique. Ils et elles détiennent des parts sociales de catégorie C.

Quel est le montant de la part sociale par catégorie ?

Une part sociale = 100 €

Les habitant·es détiennent 200 parts sociales de catégorie H, soit 20 000 € ou son équivalent en industrie. Cet apport permet l’usage d’un espace privatif et la participation à la construction des habitats et des biens communs. Une partie de ces parts est intégrée au capital de la société, et une autre peut être investie en Compte Courant d’Associé (CCA).
Les œuvrièr·es détiennent au minimum 1 parts sociales de catégorie O. 
Les porteur·euses d’activité détiennent également au minimum 1 parts sociales de catégorie P, sont engagement financier se fait au cas par cas car depend des besoins pour son activité. 
Les contributeur·ices détiennent 100 parts sociales de catégorie C, soit 10 000 €. 
Le montant des parts sociales a été défini à partir de l’équilibre du budget prévisionnel, tout en cherchant à rester dans un esprit inclusif.

Les parts sociales sont-elles remboursables ?

Oui. Tout·e sociétaire est libre de revendre ses parts sociales.
L’apport en capital est encadré par un contrat, qui oblige la coopérative à rembourser au/à la sociétaire la totalité de ses parts sociales dans un délai maximal de 5 ans (le plus rapidement possible dans ce délai).

La coopérative s’est fixé comme règle de disposer en permanence d’une trésorerie suffisante afin de pouvoir faire face aux mouvements internes (entrées et sorties de sociétaires).

Au lancement du projet, la coopérative ne pourra toutefois pas garantir le remboursement des parts sociales dans un délai de 5 ans à partir de 2026, le temps de la construction du projet et du renforcement de la trésorerie.

Comment est utilisé l’argent investi par les sociétaires ?

L’argent investi sert à acquérir le lieu, puis à engager les travaux de rénovation et d’aménagement des espaces communs et d’accueil. Il permet également l’entretien du terrain, la construction d’unités d’accueil pour les séjours et l’habitat, la création d’ateliers partagés, ainsi que le financement de l’ensemble des projets de développement pour faire de ce lieu un espace ouvert, dédié aux rencontres, aux échanges et à l’expérimentation collective.

Chaque année, le Cercle de Coordination propose un prévisionnel d’investissements à l’Assemblée Générale.

Y a-t-il des dividendes ou une rémunération des parts ?

Non. Le projet n’a pas d’objectif spéculatif. Chaque sociétaire s’engage à hauteur de ses parts sociales, et sa responsabilité financière est strictement limitée à son apport. Par exemple, en cas de difficulté entraînant la revente du lieu, chacun récupérera le montant exact de ses parts sociales. 

En revanche, la coopérative peut proposer une faible rémunération, jusqu’à 2%, sur les prêts solidaires (possible au-delà de 100 parts sociales). Cette rémunération a pour seul objectif de préserver la valeur de l’argent prêté dans le temps, afin que le ou la prêteur·se ne perde pas de pouvoir d’achat face à l’évolution de l’économie.

Que deviennent les bénéfices éventuels ?

Les éventuels bénéfices seront intégralement réinvestis dans le développement du lieu, de ses espaces et de ses activités. À terme, cela pourra permettre de réduire le coût des loyers et des frais de séjour, afin de rendre le lieu le plus accessible et inclusif possible.

La coopérative peut-elle faire faillite ?

Oui, cela reste possible. Une situation de faillite pourrait notamment survenir en cas de départs simultanés de nombreux sociétaires, entraînant une insuffisance de trésorerie pour faire face aux remboursements, ou à la suite d’événements extérieurs provoquant une baisse importante ou une absence de revenus (loyers, locations des espaces d’accueil, etc.).

Si une telle situation devait se prolonger, différentes solutions seraient envisagées afin de rembourser les sociétaires, telles que la revente d’équipements, d’unités d’habitation ou, en dernier recours, la revente du bien immobilier.

Quels sont les risques financiers pour les sociétaires ?

Le principal risque est que la coopérative ne dispose pas immédiatement des fonds nécessaires en trésorerie lors du départ d’un·e sociétaire. Dans ce cas, la coopérative dispose d’un délai légal pouvant aller jusqu’à 5 ans pour réunir les fonds et procéder au remboursement des parts sociales.

C’est pourquoi nous veillons à ce que chaque personne qui investit soit pleinement consciente de cette temporalité et n’engage pas des sommes dont elle pourrait avoir besoin à court ou moyen terme, notamment en cas de difficultés financières personnelles.

Les sociétaires sont-ils responsables des dettes ?

Non. La responsabilité des sociétaires est strictement limitée au montant de leur apport. Ils et elles ne peuvent en aucun cas être tenu·es responsables des dettes de la coopérative au-delà de leurs parts sociales.

Une personne morale peut-elle devenir coopérateur·ice ?

Oui. Une personne morale, par exemple une association ou une entreprise, peut tout à fait devenir coopératrice. Notamment, si cette structure souhaite être porteuse d’activité au sein de la coopérative.

Peut-on changer de catégorie de sociétaire ?

Oui. Par exemple, un·e sociétaire peut entrer dans la coopérative en tant que contributeur·ice, puis évoluer vers la catégorie oeuvrièr·e, et décider par la suite d’habiter sur le lieu en achetant des parts sociales de catégorie H. De même, un.e habitant.e pourrait rester oeuvrièr.e si il ou elle déménage.

En revanche, juridiquement un·e sociétaire ne peut détenir que des parts sociales d’une seule catégorie.

Comment le projet répond-il aux inégalités d’accès financier ?

L’achat de parts sociales peut créer des inégalités de fait. Nous n’avons pas tou·tes le même héritage financier, la même stabilité familiale, ni une activité professionnelle qui permet d’épargner facilement. Pourtant, le projet cherche justement à rebattre ces cartes et à construire ensemble autrement, en valorisant toutes les richesses individuelles —  pas seulement celles qui se chiffrent.

Dans le même temps, le projet ne peut ni naître ni se développer sans apports financiers. Nous espérons vivement qu’à terme, en diversifiant nos sources de financement et nos soutiens, il sera possible de diminuer les montants minimums d’investissement demandés.

Pour l’instant, la solution que nous mettons en place pour limiter ces inégalités est d’évaluer au cas par cas les demandes d’intégration de nouveaux sociétaire, d’anlyser les comptes de la coopérative et de proposer en fonction des investissements moindres ou échelonnés.

Parts sociales, CCA, prêt solidaire… je suis perdu·e

Au sein de la coopérative, il existe 2 façons différentes d’apporter un soutien financier : 

  1. Les parts sociales
    Les parts sociales correspondent à une entrée au capital de la coopérative. En achetant des parts (H, O, P ou C), tu deviens sociétaire et donc coopérateur·ice du projet. Cela te donne un droit de vote lors des assemblées et te permet de participer aux décisions collectives.
  2. Le prêt solidaire se fait sous la forme d’un Compte Courant d’Associé (CCA)
    Le compte courant d’associé est une avance d’argent faite par un·e sociétaire à la coopérative. L’argent reste ta propriété, mais il est mis à disposition de la coopérative pour financer son développement et ses activités.

En contrepartie, la coopérative peut verser des intérêts solidaires, compris entre 0 % et 2 % par an. Les modalités de remboursement sont définies lors de la signature de la convention de CCA. 

Ce n’est qu’au-delà de 100 parts sociales, qu’un apport peut être placé en CCA. C’est une manière souple de soutenir financièrement la coopérative, tout en gardant la possibilité de récupérer son argent à moyen ou long terme.

Où trouver les statuts et documents officiels ?

Les statuts et documents officiels peuvent t’être transmis sur simple demande. Ils sont rendus accessibles à l’ensemble des sociétaires.

Qui gère le camping au quotidien ?

Dans un premier temps, ce sont les membres volontaires de la coopérative qui s’occuperont de sa gestion 6 semaines durant l’été. Des rôles sont identifiés dans la gouvernance de la Coopérative pour assurer la gestion du camping. En fonction du développement du projet et de la charge de travail que cela implique, nous souhaitons pouvoir dégager une ligne budgétaire afin de rémunérer les personnes en charge.

Tout comme notre mode de vie nous imaginons ce camping participatif, nous souhaitons que les personnes venant sur le lieu contribuent à son bien être en participant à au moins une tâche collaborative car nous croyons sincèrement que cela favorise les liens humains et ancre les personnes dans leur passage.

Quelles sont les valeurs et règles de vie du camping ?

Valeurs de soin, d’autogestion et de joie, à l’image du projet global de la coopérative.

Nous travaillons à un règlement intérieur qui permettra de rendre vivants les fondements du projet. Il sera pensé et écrit au fur et à mesure de la vie en collectif, en s’adaptant aux usages, aux besoins et aux expériences sur le lieu.

Le camping est-il réservé aux sociétaires ?

Non. Nous souhaitons que les espaces d’accueil restent ouverts à l’extérieur. 

Le camping sera ouvert au public à partir de juillet 2027.

Nous avons mis en place un calendrier de réservation avec une priorité pour les sociétaires. Néanmoins, lorsque des espaces sont libres, ils sont mis à dispositions à des personnes de passage ou dans le cadre d’événements (formations organisées sur le lieu, résidences d’artistes, etc.).

Quels types d’hébergements sont proposés ?

Pour le moment, il y a 4 mobiles-homes sur le terrain.

Ensuite nous souhaitons construire des unités d’hébergement diverses en eco-construction Plusieurs personnes engagées dans le collectif sont professionnelles dans ce secteur. Ces hébergements seront l’occasion de se former à différentes pratiques, en utilisant des matériaux locaux. Un vrai terrain de jeu !

Les hébergements pourront ainsi devenir des supports de moments d’apprentissage collectif, tout en offrant des espaces agréables à vivre et adaptés à leur environnement.

Peut-on venir en tant que bénévole ?

Oui. Nous allons organiser de nombreuses sessions de chantiers participatifs, ainsi que des événements de tous types, à retrouver dans la rubrique actualité du site internet et sur notre newsletter. Ce projet ne pourra voir le jour que grâce à l’énergie collective et à l’engagement de toutes celles et ceux qui auront envie d’y contribuer.

Quels sont les avantages des sociétaires ?

Les sociétaires bénéficient de prix réduits, d’une priorité de réservation pour les espaces de séjour, les formations et la participation aux chantiers participatifs. 

Être sociétaire, c’est aussi avoir des espaces pour penser et faire évoluer le projet à nos côtés, avec la possibilité d’être soutenu·e sur certains rôles de la gouvernance ou de s’engager ponctuellement sur des sujets précis. Les sociétaires peuvent également venir sur le lieu avec leurs ami·es et leur famille, et participer à la vie du lieu à travers les chantiers, les animations et les temps collectifs.

Comment sont prises les décisions concernant le camping ?

Les décisions du quotidien sont prises au sein du pôle animer, en lien avec le Cercle de Coordination, dans le cadre de la gouvernance de la Coopérative. Les grandes orientations, quant à elles, sont décidées collectivement par l’ensemble des sociétaires lors des Assemblées Générales.

Le camping est-il ouvert toute l’année ?

Le camping sera ouvert au public extérieur que durant la période de l’été à partir de 2027. En revanche, les sociétaires pourront venir séjourner sur le lieu tout au long de l’année.

Comment s’organise la vie entre les habitant·es et les campeur·euses ?

Le lieu est pensé avec une séparation claire des espaces. Une zone est dédiée à l’habitat participatif et reste privée, afin de préserver la vie quotidienne des habitant·es. Les espaces de camping et d’accueil du public sont, quant à eux, pensés pour favoriser les rencontres tout en respectant l’intimité de chacun.

Qu’est-ce que l’habitat participatif ?

L’habitat participatif est une communauté d’habitant.es et une zone de la coopérative, séparée du camping, où des habitant·es conçoivent et gèrent ensemble leur lieu de vie. Il comprend des habitats privatifs et des espaces communs partagés (cuisine, buanderie, chambre d’ami, etc.).

Son fonctionnement est défini collectivement par l’assemblée des habitant·es et formalisé dans un règlement intérieur. Une charte architecturale permet quant à elle de garantir une cohérence esthétique et une harmonie d’ensemble.

Quel cadre commun régit la vie sur le lieu ?

Un règlement intérieur ainsi qu’une charte relationnelle seront partagés à toutes les personnes arrivant sur le lieu, qu’il s’agisse de sociétaires ou de visiteurs afin de poser un cadre commun et des valeurs partagées, servant de repères pour la vie collective et de base en cas de désaccord.

Peut-on venir avec sa tiny house ou son habitat mobile ?

Oui, il est possible de venir vivre sur le lieu avec son propre habitat en louant un emplacement. Le foyer pourra alors suivre le processus d’intégration des habitant·es, afin de faire connaissance avec le collectif et de voir ensemble si une installation durable, en tant qu’habitant·e, est envisageable.

Combien de personnes vont vivre sur le lieu au démarrage du projet ?

Au lancement du projet, le nombre d’habitant·es sera limité par la capacité actuelle du site et la volonté de créer un groupe d’habitant.es soudé. À terme, nous imaginons accueillir une vingtaine de foyers, répartis entre la colocation et les espaces extérieurs.

Les habitant·es disposent d’une place prioritaire dans les décisions liées à la vie quotidienne du lieu, afin de garantir un cadre de vie cohérent et respectueux pour celles et ceux qui y vivent au jour le jour.

Le projet est-il déjà complètement défini ?

Non — et c’est volontaire.
Tout n’est pas encore décidé, car nous souhaitons laisser de la place à l’émergence, à la rencontre avec le territoire et aux initiatives qui naîtront du collectif. Notre approche est évolutive : nous avançons avec ce qui se présente, en restant à l’écoute de ce qui est nécessaire, utile et vivant pour ce lieu et pour celles et ceux qui le font exister.

Quel lien du projet avec le territoire ?

L’enracinement erritorial est au cœur du projet. Nous avons à cœur de rendre le lieu accessible aux personnes de la commune et des environs, notamment à travers la proposition de logements, d’espaces d’activités, d’organisation d’événements, et la volonté de faire du site un lieu de dynamisme socio-culturel ouvert.

Nous souhaitons construire des liens dans la durée, en dialogue avec les habitant·es, les associations locales et les acteur·ices du territoire.

Quel est le lien avec la mairie de Jaujac ?

Nous avons été très bien accueilli par la mairie. La municipalité est portée par une équipe disponible et intéressée par le projet. 

Il serait intéressant que des membres de la Coopérative participent à certaines commissions ou projets municipaux, afin de renforcer les liens entre le lieu et son territoire.

Quelle est l’histoire du projet ?

Depuis bientôt huit ans, et notamment depuis la reprise de l’association Hameaux Légers en 2019, une partie du collectif explore les questions d’habitat écologique et participatif en milieu rural.

Au fil du temps, de nouvelles personnes ont rejoint l’aventure et un nouvel élan est né. Ensemble, nous cherchons à construire et à partager une autre manière de vivre ensemble, à la fois accessible et désirable. Nous rêvons d’un lieu vivant, créatif et profondément ancré dans son territoire.

Comment le projet favorise-t-il la diversité sociale ?

Nous avons comme valeur partagée l’équité que nous définissons comme le fait d’être attentives et attentifs à instaurer une égalité de droit, en tenant compte des inégalités de fait — genre, culture, capital financier. Nous prônons l’acceptation de toute personne et la non-domination.

Un rôle Inclusivité et Simplification est garant de rendre le projet accessible à toustes, quelles que soient les compétences, les ressources ou les façons de s’impliquer. Nous proposons des formes d’engagement adaptées à chacun.e et de se faire accompagner par des associations partenaires.

La diversité n’est pas un objectif chiffré mais une possibilité à nourrir et à préserver dans la durée.

Le projet prévoit-il des formes d’accueil temporaire ou solidaire ?

Oui, nous souhaitons favoriser la mixité des parcours et des situations. Le lieu prévoit la possibilité d’un accueil temporaire, notamment pour des personnes en situation d’urgence ou de transition. Nous souhaitons que certains habitats soient pensés comme des habitats tremplins, offrant un espace d’ancrage, de repos ou de reconstruction.

Quelle est la place de chacun·e dans la vie collective ?

Il n’existe pas une seule manière de faire partie du projet. Certain·es souhaiteront vivre sur le lieu et participer activement à l’organisation de la Coopérative, d’autres y contribuer sans y résider, et d’autres encore y habiter paisiblement sans être coopérateur·ice.

Chacun·e définit sa place en fonction de ses besoins, de ses envies et de ses possibilités.

L’enjeu est de trouver un équilibre juste entre les habitant·es, les œuvrièr·es et les personnes qui soutiennent le projet ponctuellement.

Y a t’il des risques environnementaux qui pourraient impacter le terrain ?

Le terrain de camping est situé en zone inondable, comme de nombreux campings ardéchois. Plusieurs aménagements ont toutefois été réalisés pour sécuriser les infrastructures en bord du Lignon.

Un canal de dérivation a été aménagé à quelques kilomètres au sud-ouest du camping afin de gérer les crues. Un barrage situé à Lavalette permet également de réguler les débits du cours d’eau. Par ailleurs, une zone UT du camping, proche du bâti existant, n’est désormais plus considérée comme inondable.

Le collectif est-il accompagné par des structures externes ?

Nous sommes accompagnés par la Coopérative Oasis, pour une durée de 10 ans nous bénéficions d’un accompagnement personnalisé.

Nous pensons essentiel de faire appel ponctuellement à des accompagnant.es sur des sujets autours du soin du collectif.

Comment soutenir le projet sans être sociétaire ?

Il existe de nombreuses façons de soutenir le projet sans être sociétaire. Cela peut passer par une aide concrète sur le lieu lors de temps de contributions collectives (chantiers participatifs, semaines à thème, organisation d’événements), par la création de liens avec d’autres projets ou partenaires, ou encore en participant à des formations et des résidences.

Parler du projet autour de toi est aussi une manière précieuse de le faire exister.

Comment suivre l’actualité du projet ?

Via notre site internet et en s’inscrivant à la newsletter.

À qui s’adresser si j’ai d’autres questions ?

Les réunions d’information générales sont là pour ça. Pour s’inscrire https://u4v6c6wt.forms.app/inscription-la-reunion-dinformations-la-rive-cooperative

Tu peux également nous écrire à contact@larivecoop.fr : quelqu’un du collectif te répondra.